La maladie de Carré est une maladie infectieuse causée par un paramyxovirus. Elle affecte principalement les chiens. On a observé toutefois des cas parmi des populations d’animaux sauvages, comme cela est expliqué dans la vidéo, où l’on aborde le cas des lions de la réserve de Serengeti, et des baleines pilotes au large des côtes néo-zélandaises.

Pathogénie et signes cliniques

Les animaux infectés transmettent le virus via toutes leurs sécrétions corporelles, l’infection peut donc se faire par contact direct, ou par voie aérosol lors des éternuements du chien ou encore, par certains objets de l’environnement au contact du virus (mains du vétérinaire, instruments…). La période d’incubation peut être longue d’un mois, ainsi la mise en place d’une quarantaine aussi longue pour des animaux exposés est problématique dans la pratique.

Le virus est inhalé par les voies respiratoires, se réplique dans les nœuds lymphatiques pour ensuite atteindre nombre d’organes par voie sanguine, ce qui justifie le fait que les symptômes sont peu spécifiques.

En effet, on retrouve dans les premiers jours de l’infection : une hyperthermie, un jetage nasal et oculaire, de la toux, un abattement et une anorexie. Si l’animal n’est pas pris en charge ou si le diagnostic se fait plus tardivement, on observe des vomissements, de la diarrhée, des crises convulsives accompagnées de myoclonies, d’ataxie, de parésie ou de paralysie; une choriorétinite et une hyperkératose des coussinets.

Si le patient est un jeune chien non vacciné, on suspecte plus facilement la maladie de Carré que chez un patient adulte, bien que ceux-ci puissent également déclarer la maladie.

Le taux de survie est de 50%. Parfois, après une rémission, l’animal peut présenter une forme nerveuse de la maladie.

Diagnostic

Le diagnostic n’est pas aisé et se base principalement sur l’historique du patient et les signes cliniques observés. Certaines méthodes paracliniques peuvent être utiles, notamment la titration des anticorps anti-maladie de Carré dans le sang. L’immunofluorescence et la PCR sont d’autres techniques utilisées, qui ont l’avantage d’être fiables si elles démontrent un test positif mais qui ne permettent pas, ou seulement de manière peu certaine, d’exclure la maladie en cas de test négatif.

Traitement et prévention

Il n’existe pas de traitement spécifique, une hospitalisation est nécessaire pour prendre en charge les symptômes et combattre les éventuelles infections secondaires. Une thérapie à base de perfusion pour contrer la déshydratation due à la diarrhée, des antibiotiques à large spectre, des anti-vomitifs et des anti-diarrhéiques sont généralement prescrits.

Puisque le traitement n’est que symptomatique, il est essentiel de vacciner son chien, avec une primo injection vers les 7 à 8 semaines de vie, répétée selon les protocoles vers la 12ème semaine puis chaque année. On peut également rappeler qu’il est plus vigilant de tenir son chiot en laisse lors des promenades et de limiter le contact avec les chiens errants ou inconnus.

Auteur

M. Hugo Haab
Étudiant vétérinaire

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