La leptospirose est une infection bactérienne grave du chien, contractée au contact d’un sol ou d’une eau souillés par l’urine de mammifères infectés. Elle est présente partout en France métropolitaine.

Quels symptômes de leptospirose chez le chien imposent d’appeler tout de suite ? Un abattement marqué, des vomissements répétés, une soif et des urines anormales, des muqueuses jaunes ou des saignements imposent un appel vétérinaire dans l’heure, quels que soient la saison, la région, le mode de vie et le statut vaccinal de votre chien. Sans prise en charge précoce, la maladie peut être mortelle.

Attention, vous fréquentez le même milieu que lui. Les précautions d’hygiène de base suffisent à vous protéger, et votre médecin traitant reste votre interlocuteur si vous vous interrogez pour vous-même. Cet article détaille les signes à surveiller, les situations d’exposition, ce que couvre réellement le vaccin, ce que fait le vétérinaire, et le risque pour votre foyer.

Les symptômes de leptospirose chez le chien : ce qui impose un appel dans l’heure

La leptospirose ne commence par aucun signe qui lui soit propre : elle débute souvent par une phase fébrile banale, avant que l’atteinte des organes ne devienne visible [1]. Le tri se fait donc sur l’association des signes et sur leur vitesse d’installation, jamais sur un symptôme isolé.

Appelez votre vétérinaire dans l’heure si vous observez :

  • un abattement marqué et un refus de s’alimenter installés en 24 à 48 heures ;
  • des vomissements répétés, avec ou sans diarrhée, et une déshydratation ;
  • une modification nette de la production d’urine, dans un sens comme dans l’autre : beaucoup plus que d’habitude, ou au contraire très peu, voire plus du tout ;
  • des muqueuses jaunes, un ictère visible sur les gencives, la peau ou le blanc de l’œil ;
  • des saignements inhabituels : saignements de nez, petites taches rouges sur la peau ou les gencives, sang dans les selles ou les vomissements ;
  • une respiration rapide ou difficile, une toux avec du sang ;
  • une douleur du dos ou des reins, une raideur, un refus de bouger.
Muqueuses buccales jaunes chez un chien atteint de leptospirose, signe d'ictère imposant un appel vétérinaire
L’ictère est le marqueur de gravité le plus fortement associé à une issue défavorable.

Consultez rapidement : baisse d’appétit isolée avec fatigue inhabituelle, augmentation de la prise de boisson sans autre signe, amaigrissement progressif, œil rouge ou larmoyant persistant.

L’ictère et la modification de la production d’urine sont les deux signes qui font basculer vers l’appel immédiat : le premier traduit une atteinte du foie, le second une atteinte des reins, et les deux se produisent souvent ensemble [1].

Deux maladies partagent une partie de ce tableau et se traitent différemment : la piroplasmose, qui associe fièvre, abattement et urines foncées, et l’hépatite de Rubarth, autre cause infectieuse d’atteinte du foie.

Que faire si vous suspectez une leptospirose

Le temps joue contre vous : la maladie peut évoluer vers une insuffisance rénale aiguë, c’est-à-dire un arrêt brutal du fonctionnement des reins [1].

Les gestes utiles :

  1. Appelez la clinique avant de partir. Signalez tout contact récent avec de l’eau stagnante, un rongeur, un cadavre de faune sauvage ou une sortie en milieu rural : cette information change l’ordre des examens.
  2. Notez l’heure du dernier repas et de la dernière miction, ainsi que l’aspect et la quantité approximative des urines depuis 24 heures.
  3. Emportez le carnet de santé.

Ce qu’il ne faut pas faire : ne donnez aucun médicament humain. En plus d’être potentiellement toxiques ils peuvent aggraver une atteinte rénale en cours [1]. Ne forcez pas votre chien à boire ou à manger. Ne différez pas l’appel au motif qu’il est vacciné : la vaccination rend le diagnostic moins probable, elle ne l’exclut pas.

Comment un chien s’infecte, et quels chiens sont exposés

Le mode de contamination

Les leptospires sont excrétées dans l’urine de mammifères infectés et survivent des semaines à des mois dans un sol humide ou une eau de surface [1]. Le chien s’infecte lorsqu’elles franchissent ses muqueuses ou une peau lésée : eau souillée bue ou traversée, sol contaminé léché, mais aussi morsure, ingestion de viande ou d’un cadavre infecté, ou transmission de la mère aux chiots [4]. Le délai entre l’infection et les premiers signes est d’environ 2 à 14 jours : la promenade en cause n’est pas forcément celle de la veille.

Cycle de transmission de la leptospirose chez le chien depuis les rongeurs vers le sol et l'eau contaminés
Les leptospires excrétées par les rongeurs survivent des semaines à des mois dans un sol humide ou une eau de surface.

Les principaux réservoirs en France sont les rongeurs et les mammifères semi-aquatiques : rat surmulot, ragondin, rat musqué, et probablement le campagnol et le hérisson [7].

Chien de chasse, baignade, ville : quels chiens sont réellement exposés

Quatre contextes d'exposition à la leptospirose du chien : chasse, baignade, ville et collectivité
Chasse, baignade, ville ou collectivité : aucun mode de vie ne permet d’écarter l’hypothèse.
  • Chien de chasse et chien de travail. Exposition élevée et répétée, à l’interface faune sauvage et milieu domestique. La chasse aux rongeurs est une voie de contamination directe.
  • Baignade, mares, fossés, eaux stagnantes. Exposition classique, mais pas la seule.
  • Milieu rural et périurbain. Une étude britannique rapporte un risque accru en zone rurale et chez les chiens de moins d’un an.
  • Milieu urbain. Des cas sont décrits chez des chiens de petit format vivant en ville, sans point d’eau ni faune sauvage : rongeurs, compost ou poulailler de jardin suffisent à créer une exposition, dehors comme à l’intérieur [1].
  • Collectivités. Des foyers de cas ont été décrits en pension, en garderie et en chenil [1].

Ni la saison, ni la météo, ni la région ne permettent d’écarter l’hypothèse. Le consensus ACVIM 2023 est explicite, avec un accord unanime des experts : tous les chiens sont à risque, quels que soient leur signalement, leur localisation géographique, leur mode de vie et la période de l’année. Aucune donnée publiée ne justifie non plus de caler la vaccination sur une saison. En France métropolitaine, les cas enregistrés au Laboratoire des leptospires de VetAgro Sup ne montrent pas de variation significative de l’incidence selon le mois, ni selon les précipitations ou la température.

Ce que cela change pour vous : si votre chien présente ces signes en janvier, en ville, sans baignade ni chasse, la leptospirose reste une hypothèse à instruire.

Le vaccin leptospirose : ce qu’il protège, ce qu’il ne protège pas

Un vaccin devenu essentiel en zone endémique

Les recommandations vaccinales WSAVA 2024 ont changé de doctrine : les vaccins contre la leptospirose canine, auparavant classés comme non essentiels, sont désormais considérés comme essentiels dans les régions où la maladie est présente, où les sérogroupes en cause sont connus et où des vaccins adaptés sont commercialisés. La France métropolitaine réunit ces trois conditions.

Le protocole repose sur deux injections espacées de 2 à 4 semaines, suivies d’un rappel annuel [1;2]. Pour un chiot, il est conseillé de le vacciner à 2 puis 3 puis 4 mois avec un rappel à ses 1 ans. L’âge de la première injection dépend du vaccin utilisé : votre vétérinaire le fixe selon le produit et le contexte d’exposition.

Le vaccin à privilégier est celui qui couvre le plus grand nombre de sérogroupes disponibles, donc un tétravalent en France : aussi appelé L4 [1;2]. Si votre chien était jusque-là vacciné avec une valence plus étroite (L2 ou L3), votre vétérinaire pourra proposer de reprendre deux injections pour couvrir les sérogroupes ajoutés.

Deux points reviennent souvent en consultation. Le rappel tous les six mois n’est pas justifié : aucune preuve claire n’établit qu’une revaccination semestrielle protège mieux que la revaccination annuelle, y compris en zone à risque élevé, et la protection documentée est d’au moins 12 à 14 mois [2]. Si le dernier rappel remonte à 18 mois ou plus, la série de deux injections est reprise depuis le début, par principe de précaution [2;3].

Le vaccin leptospirose n’est qu’une des valences du protocole. Pour le reste, voir les autres maladies contre lesquelles vacciner votre chien, dont la parvovirose, autre cause de gastro-entérite hémorragique grave.

Ses limites, et pourquoi elles ne remettent pas la vaccination en cause

L’immunité conférée est spécifique de sérogroupe, un sérogroupe étant une famille de leptospires antigéniquement proches. La protection croisée d’un sérogroupe à l’autre n’est pas établie en détail [1;2]. Le vaccin protège contre ce qu’il contient, et pas au-delà.

Or l’épidémiologie française bouge. Sur les cas enregistrés au Laboratoire des leptospires de VetAgro Sup entre 2008 et 2011, les profils sérologiques orientaient majoritairement vers le sérogroupe Australis, à 63 %, devant Grippotyphosa à 9 %. La prédominance d’Australis persiste en 2021, mais Grippotyphosa y devient anecdotique au profit du sérogroupe Sejroe, contre lequel les vaccins tétravalents disponibles n’apportent pas de protection spécifique.

Le portage constitue la seconde limite. Une étude française menée sur 56 chiens de chasse vivant en meute, tous vaccinés avec un tétravalent et apparemment sains, a retrouvé 10 chiens avec une recherche de leptospires positive dans les urines, dont 2 encore positifs onze mois plus tard [6]. Ce résultat converge avec le consensus ACVIM 2023, selon lequel des leptospires pathogènes sont retrouvées dans les urines de jusqu’à 20 % de chiens apparemment sains.

Ce que cela change pour vous :

  1. Faites vacciner, et faites le rappel. Un chien vacciné avec un tétravalent est mieux protégé contre la maladie clinique, qui reste grave et potentiellement mortelle. Les sérogroupes non couverts sont un argument de vigilance, jamais un argument contre la vaccination.
  2. Un chien vacciné qui présente ces signes doit être vu. D’autres diagnostics sont alors plus probables, mais la leptospirose a été documentée chez des chiens vaccinés avec un tétravalent et n’est pas exclue [1].
  3. Les précautions d’hygiène gardent leur intérêt chez un chien vacciné et sain, en particulier en meute, en chenil et en élevage.

Ce que fait votre vétérinaire : diagnostic, traitement et pronostic

Le diagnostic

Aucun test unique ne tranche : le vétérinaire combine des examens sanguins et urinaires d’orientation, une imagerie, et deux familles de tests spécifiques [1].

  • le MAT, test de micro-agglutination, qui mesure les anticorps. Ceux-ci n’apparaissent que 7 à 15 jours après l’infection : la sensibilité d’un titre unique prélevé en phase aiguë est estimée à environ 50 %, et un second prélèvement est recommandé 7 à 14 jours plus tard.
  • la PCR, qui recherche directement l’ADN bactérien sur sang et sur urine, idéalement avant tout antibiotique.

Ce que cela change pour vous : attendez-vous à un second prélèvement une à deux semaines plus tard, même si votre chien va mieux. Ce n’est pas une redondance, c’est ainsi que le diagnostic se confirme. Signalez toute vaccination récente, qui fausse l’interprétation sérologique.

Le traitement

Il associe une antibiothérapie et des soins de soutien, débutés sans attendre les résultats. Les leptospires sont sensibles à un antibiotique de la famille des cyclines, utilisé en relais pour éliminer la persistance de la bactérie dans le rein ; en cas de vomissements incoercibles, un antibiotique injectable de la famille des pénicillines est administré en première intention [1].

Les soins de soutien conditionnent l’issue autant que l’antibiotique : perfusion adaptée, correction des troubles ioniques, gestion de la douleur, support nutritionnel précoce, oxygénothérapie si atteinte pulmonaire. Dans les formes sévères avec arrêt de la production d’urine, une épuration extra-rénale, c’est-à-dire une dialyse, peut être proposée en centre spécialisé : la leptospirose figure parmi les indications au meilleur potentiel de récupération chez le chien [1]. Une hospitalisation de plusieurs jours est la règle.

Le pronostic

L’ictère est le marqueur de gravité le plus fortement associé à une issue défavorable. Dans une série de 254 chiens en leptospirose aiguë, une bilirubine sanguine supérieure ou égale à 10 µmol/L était fortement associée au décès ou à l’euthanasie [1]. C’est pourquoi la bilirubine est recontrôlée quotidiennement pendant l’hospitalisation, et pourquoi des muqueuses jaunes justifient un appel immédiat plutôt qu’un rendez-vous le lendemain.

La forme pulmonaire hémorragique est la plus grave. Ce syndrome, lié à un saignement à l’intérieur des poumons, est associé à une mortalité rapportée jusqu’à 70 %, même si des formes modérées guérissent sous traitement [1]. Une radiographie du thorax est recommandée chez tout chien suspect, y compris sans signe respiratoire, car les anomalies précèdent souvent la gêne visible.

Ces chiffres décrivent des populations hospitalisées, pas votre chien : le pronostic individuel dépend de facteurs que seul votre vétérinaire évalue au fil du suivi.

Au retour à la maison : hygiène, surveillance et suivi rénal

L’excrétion urinaire de leptospires ne débute en général pas avant 7 à 10 jours après l’infection, et un chien traité qui rentre au domicile représente un risque faible [1]. Cela ne dispense pas des précautions suivantes, à tenir jusqu’à la fin de l’antibiothérapie.

  1. Portez des gants et une protection oculaire pour nettoyer les urines, et lavez-vous soigneusement les mains après chaque manipulation [1;4].
  2. Faites uriner votre chien sur une surface nettoyable et désinfectable, à l’écart des passages, des bacs à sable et des points d’eau : les désinfectants ménagers courants inactivent les leptospires [4].
  3. Éloignez les personnes enceintes ou immunodéprimées du contact avec les urines [1].
  4. Signalez les autres chiens du foyer : exposés au même environnement, ils peuvent relever d’un traitement antibiotique préventif avec contrôle sérologique après évaluation du risque [1].
Nettoyage des urines d'un chien traité pour leptospirose avec gants et désinfectant ménager
Gants, protection oculaire et surface nettoyable, à tenir jusqu’à la fin de l’antibiothérapie.

La surveillance à moyen terme. Un chien qui survit à la phase aiguë peut garder une atteinte rénale durable : environ la moitié des survivants présentaient encore une altération de la fonction rénale plus d’un an après la sortie d’hospitalisation [3]. Un réexamen est recommandé au plus tard une semaine après la sortie, avec bilan sanguin et analyse d’urine, puis à intervalles progressivement espacés [1].

La vaccination après guérison est recommandée dès que possible : le chien reste exposé au même environnement, et rien n’établit qu’une infection naturelle confère une immunité durable [1].

Et vous ? Le risque réel pour votre foyer

La leptospirose est une zoonose, c’est-à-dire une maladie transmissible entre l’animal et l’humain. Le cadrage utile n’est pas celui du chien contaminant son maître, mais celui d’une exposition partagée au même milieu.

Le consensus ACVIM 2023 conclut, avec un accord unanime des experts, que le risque de transmission d’un chien malade à l’humain apparaît faible lorsque les précautions de base sont appliquées ; une enquête des autorités sanitaires américaines lors d’un foyer canin avec exposition humaine à haut risque n’a identifié aucune transmission. En France, aucun cas récent de transmission du chien à l’humain n’est documenté, et une étude conduite auprès de propriétaires et du personnel d’un hôpital vétérinaire soignant des chiens infectés n’a rapporté aucune leptospirose humaine.

Ce que dit réellement un cas canin, c’est que des leptospires circulent dans votre environnement proche : le chien joue un rôle de sentinelle des sérogroupes présents localement, et vous fréquentez les mêmes chemins et les mêmes fossés.

En pratique : appliquez les précautions ci-dessus, et contactez votre médecin traitant si vous vous interrogez sur votre propre santé, en lui précisant le diagnostic posé chez votre chien. Votre vétérinaire vous y encouragera : il ne peut pas se prononcer sur la santé humaine. Pour une vue d’ensemble, voir les principales zoonoses transmissibles entre nos animaux et nous.

Questions fréquentes

Mon chien est abattu et vomit depuis ce matin, j’appelle maintenant ou j’attends demain ?

Maintenant, si l’abattement est marqué, si les vomissements se répètent, ou s’ils s’accompagnent d’une modification de la production d’urine, de muqueuses jaunes ou de saignements. La maladie peut évoluer vers une insuffisance rénale aiguë en quelques heures, et le traitement est d’autant plus efficace qu’il est débuté tôt.

Mon chien est vacciné contre la leptospirose, est-ce qu’il peut quand même l’attraper ?

Oui, même si c’est moins probable. L’immunité vaccinale est spécifique des sérogroupes contenus dans le vaccin, et des cas ont été documentés chez des chiens correctement vaccinés avec un tétravalent. En France, le sérogroupe Sejroe, en augmentation, n’est pas spécifiquement couvert. Un statut vaccinal à jour ne justifie jamais de différer une consultation.

Mon chien ne va jamais à la chasse et ne se baigne pas, est-ce qu’il est concerné ?

Oui. Le consensus ACVIM 2023 retient que tous les chiens sont à risque, quels que soient leur race, leur taille, leur localisation et leur mode de vie. Des cas sont décrits chez des chiens de petit format vivant en ville, l’exposition se faisant via les rongeurs présents en milieu urbain.

Est-ce que je risque de l’attraper, et dois-je appeler mon médecin ?

Le risque de transmission directe depuis un chien malade est considéré comme faible lorsque les précautions de base sont appliquées : gants pour nettoyer les urines, lavage des mains, zone d’élimination nettoyable. Contactez votre médecin traitant pour toute question sur votre propre santé, en lui indiquant le diagnostic posé chez votre chien.

À quelle saison faut-il faire attention ?

Toute l’année. En France métropolitaine, les cas canins enregistrés ne montrent pas de variation significative selon le mois, ni selon les précipitations et la température, et aucune donnée publiée ne justifie de caler la vaccination sur une saison [1]. La saison n’est jamais un argument pour écarter l’hypothèse.

Consulter un vétérinaire

Les signes décrits ici imposent un examen clinique et ne permettent pas de poser un diagnostic à distance. Si vous n’avez pas de vétérinaire traitant ou cherchez une structure de garde, l’annuaire de l’Ordre national des vétérinaires recense les praticiens en exercice : veterinaire.fr/annuaires.

Références complètes

  1. Sykes JE, Francey T, Schuller S, et al., Updated ACVIM consensus statement on leptospirosis in dogs. Journal of Veterinary Internal Medicine, American College of Veterinary Internal Medicine, 2023. https://doi.org/10.1111/jvim.16903
  2. WSAVA Vaccination Guidelines Group, 2024 guidelines for the vaccination of dogs and cats. Journal of Small Animal Practice, World Small Animal Veterinary Association, 2024. https://wsava.org/global-guidelines/vaccination-guidelines/
  3. Schuller S, Francey T, Hartmann K, et al., European consensus statement on leptospirosis in dogs and cats. Journal of Small Animal Practice, 2015. https://doi.org/10.1111/jsap.12328
  4. Roman N, DVM, MPH, Leptospirosis in Dogs, Dog Owners version. MSD Veterinary Manual, révision complète juin 2026. https://www.msdvetmanual.com/
  5. Lunn KF, BVMS, PhD, DACVIM-SAIM, Leptospirosis in Dogs, professional version. MSD Veterinary Manual, révision février 2022. https://www.msdvetmanual.com/
  6. Gros J., Étude du portage sain de leptospires dans un effectif de 56 chiens de chasse vivant en meute et vaccinés avec un vaccin tétravalent. Thèse de doctorat vétérinaire, VetAgro Sup, 2022. https://www.vetagro-sup.fr/
  7. Ayral F, DMV, dipl. ECVPH, Épidémiologie de la leptospirose canine en France métropolitaine. VetAgro Sup, publié sur l’espace vétérinaire Virbac Pro, 2024. https://pro-fr.virbac.com/
  8. Ordre national des vétérinaires, Annuaire des vétérinaires français. https://www.veterinaire.fr/annuaires