Le coryza du chat n’est pas une maladie unique mais un syndrome respiratoire provoqué par plusieurs agents infectieux, dont deux virus dominants. La difficulté, pour un propriétaire, n’est pas de reconnaître les éternuements : c’est de savoir lesquels peuvent attendre.

Faut-il consulter aujourd’hui ? Un chat qui refuse toute nourriture depuis vingt-quatre heures, qui respire la gueule ouverte, qui reste prostré, ou dont un œil est fermé et douloureux doit être examiné le jour même. Un chat qui éternue, mange normalement et reste actif peut être surveillé quarante-huit heures.

Cet article donne ce critère de tri, puis traite ce dont on parle rarement : ce qui se passe après la crise, pourquoi les rechutes reviennent, et comment tenir un foyer où vit un porteur.

Chaton atteint de coryza présentant un écoulement nasal et oculaire

Signes à surveiller : ce qui attend, ce qui n’attend pas

Le tri repose sur trois paramètres seulement : l’état général, l’ingestion et la respiration. Les écoulements, eux, ne disent presque rien de la gravité.

Arbre de décision coryza du chat : surveiller à domicile ou consulter le jour même selon trois critères
Trois paramètres décident : ingestion, respiration, état général. Les écoulements ne disent rien de la gravité.

Consultation le jour même

  • Aucune prise alimentaire, ou prise alimentaire très diminuée depuis vingt-quatre heures, ou refus de boire.
  • Respiration la gueule ouverte, effort respiratoire visible, respiration bruyante au repos. Il est alors nécessaire de consulter en urgence, même la nuit.
  • Prostration, chat qui ne se déplace plus beaucoup, qui ne se toilette plus.
  • Œil fermé, douloureux, ou cornée d’aspect trouble ou irrégulier.
  • Salivation abondante avec refus de s’alimenter, évocatrice d’ulcérations buccales douloureuses.
  • Chaton non sevré, quel que soit le tableau.

Surveillance à domicile pendant 24-48 heures

  • Éternuements répétés, écoulement nasal clair, larmoiement, avec appétit et activité conservés.
  • Consultation programmée si les signes ne régressent pas en 24 à 48 heures, si vous suspectez une fièvre (appétit diminué, chat plus mou) ou si l’écoulement devient épais et coloré, signe habituel d’une surinfection bactérienne.

L’ingestion est le paramètre qui fait basculer le dossier. Un chat qui n’a rien avalé depuis trois jours relève d’une prise en charge hospitalière avec parfois pose d’une sonde d’alimentation [1]. Compter les jours à partir du dernier vrai repas, pas de la dernière fois où il a reniflé sa gamelle, change donc la décision.

Deux situations à pronostic vital. Chez le chaton non sevré, l’atteinte peut emporter une portée entière. Et il existe une forme systémique rare due à certaines souches de calicivirus, avec œdème de la face et des pattes, ulcérations cutanées et atteinte de plusieurs organes, dont la mortalité est de l’ordre de 22 à 86 % selon les foyers épidémiques [5]. Ces deux situations ne se surveillent jamais à domicile.

Si l’œil est fermé, très douloureux ou si la cornée a changé d’aspect, l’atteinte oculaire prime sur le tableau respiratoire : voyez les urgences oculaires chez le chat et le chien. Une inflammation oculaire isolée, sans éternuement ni abattement, relève d’un autre cadre diagnostique : voyez la conjonctivite du chat. Un simple écoulement chronique d’un œil, sans rougeur ni douleur, oriente vers un problème d’évacuation des larmes : voyez mon chat a un œil qui coule.

Que faire si vous suspectez un coryza

Ces quatre gestes prennent cinq minutes et rendent la consultation nettement plus utile.

  1. Notez l’heure du dernier repas réellement pris et la quantité approximative. C’est la donnée que le vétérinaire demandera en premier.
  2. Pesez le chat, puis repesez-le à quarante-huit heures. Une perte de poids sur deux jours chez un chat adulte n’est jamais banale.
  3. Photographiez les yeux et le nez en lumière du jour, à chaque étape. L’évolution compte plus que l’image d’un seul instant.
  4. Comptez les mouvements respiratoires pendant une minute, sur un chat endormi et calme. Ceux-ci ne doivent jamais excéder 30 mouvements (cycles inspiration et expiration complets) par minute.

Ce qu’il ne faut pas faire. N’administrez aucun médicament humain, en particulier aucun antalgique ni anti-inflammatoire : plusieurs d’entre eux sont toxiques chez le chat, y compris à faible dose. N’appliquez pas de collyre ou de produit de rinçage non prescrit sur un œil atteint. Et n’attendez pas la résolution spontanée si le chat ne mange plus, quel que soit son âge.

Isolez immédiatement, sans attendre le diagnostic. Un chat qui éternue excrète du virus dès les premières vingt-quatre heures après l’infection [1].

Coryza du chaton : le seuil de décision change

Chez le chaton, les règles ci-dessus ne s’appliquent pas. Les anticorps transmis par la mère protègent au maximum une dizaine de semaines, et environ un quart des chatons n’en ont déjà plus de détectables à six semaines [1]. Les épisodes surviennent donc typiquement entre quatre et huit semaines, avant le sevrage, quand cette protection s’efface et que la vaccination n’a pas encore pris le relais.

Chez un chaton non sevré, il n’y a pas de délai de surveillance. Tout écoulement, tout éternuement, tout refus de téter se voit le jour même. La mortalité peut être élevée dans une portée atteinte, et les survivants gardent parfois une rhinite chronique à vie [1].

La source d’infection est le plus souvent la mère elle-même, porteuse latente chez qui la mise bas et la lactation réactivent le virus. Cela explique qu’une chatte apparemment saine produise une portée malade.

Le calendrier vaccinal du chaton s’étale plus longtemps que ce que la plupart des propriétaires imaginent : primo-vaccination dès 1,5 à 2 mois, doses répétées toutes les deux à quatre semaines jusqu’à 4 mois au moins, puis une dose supplémentaire vers 6 mois (ou 1 an selon les pratiques françaises) [4]. Les maladies couvertes par la vaccination féline sont détaillées dans la vaccination du chat.

Que pouvez-vous faire à la maison pendant l’épisode

Le seul objectif à domicile est de maintenir l’ingestion et le confort. Le reste appartient au vétérinaire.

Relancer l’alimentation. Un chat en coryza ne mange pas parce qu’il ne sent plus rien, et parfois parce que manger lui fait mal. Proposez un aliment humide très aromatique, tiédi pour libérer les odeurs, mixé si vous suspectez des ulcérations buccales [3].

Nettoyer les écoulements plusieurs fois par jour au sérum physiologique avec une compresse bien humidifiée. Pour les croûtes du pourtour des yeux, attention à ne pas frotter la surface de l’œil. Les croûtes qui obstruent les narines aggravent l’anorexie, puisqu’un chat qui ne sent pas ne mange pas.

Humidifier l’air. L’humidité décolle les sécrétions et soulage la congestion. Une pièce d’eau rendue humide suffit. Les nébulisations avec un appareil, en revanche, relèvent d’une prescription et d’un protocole que votre vétérinaire fixe.

Isoler. Une pièce dédiée, des gamelles et un bac à litière séparés, des surfaces lavables plutôt que du textile [3].

Causes possibles : un syndrome, plusieurs agents

Plus de 90 % des atteintes respiratoires hautes du chat relèvent de l’herpèsvirus félin, du calicivirus félin, ou des deux associés [3]. Bordetella bronchiseptica, Mycoplasma felis et Chlamydia felis interviennent en agents secondaires ou associés.

Les deux virus dominants ne donnent pas le même tableau, et cette distinction oriente le pronostic.

  • L’herpèsvirus donne les signes respiratoires les plus marqués, une conjonctivite franche et, surtout, des lésions de la cornée. Il est la première cause d’ulcère cornéen chez le chat [1].
  • Le calicivirus donne des signes respiratoires souvent plus discrets, mais des ulcérations de la langue et du palais, une salivation abondante et une douleur buccale qui domine le tableau. Il peut aussi provoquer une boiterie transitoire qui change de membre en quelques heures et régresse seule [2].
Comparaison herpèsvirus et calicivirus félins : signes respiratoires, oculaires et buccaux du coryza
Herpèsvirus et calicivirus ne donnent pas le même tableau : la distinction oriente le pronostic.

La surinfection bactérienne secondaire est fréquente : c’est elle qui fait passer un écoulement clair à un écoulement épais et coloré.

Un point à connaître si votre chat est porteur de calicivirus. Ce virus est associé à la gingivostomatite chronique féline, une inflammation buccale sévère et durable ; les chats atteints ont une probabilité nettement plus élevée d’excréter du calicivirus [5]. Le lien de causalité n’est pas établi et le calicivirus n’en est pas la seule cause. Cette affection a sa propre prise en charge, traitée dans les stomatites chroniques félines.

Diagnostic et traitements mis en œuvre par le vétérinaire

Le diagnostic est le plus souvent clinique. Une recherche des agents par PCR sur écouvillon oropharyngé ou prise de sang est proposée dans deux situations : un tableau atypique ou sévère, et un épisode collectif dans un foyer ou un élevage.

Attendez-vous à une nuance qui déroute souvent : un résultat positif ne prouve pas que l’agent détecté est responsable des signes, puisqu’un chat sain peut être positif ; et un résultat négatif n’exclut pas l’infection [2]. Le test sert à orienter une stratégie collective, rarement à décider du traitement d’un chat isolé.

Le traitement vise le chat, pas le virus. Il repose sur trois piliers : le soutien de l’hydratation et de la nutrition, la gestion de la douleur et de la fièvre, et le désencombrement des voies respiratoires. Les antibiotiques ne sont pas systématiques : ils sont réservés aux chats sévèrement atteints chez qui une surinfection bactérienne est suspectée, sur des critères précis (abattement, fièvre, écoulement mucopurulent) [1]. Les traitements antiviraux existent pour l’herpèsvirus et sont réservés aux formes oculaires sévères ou récidivantes ; il n’existe pas de traitement antiviral spécifique du calicivirus [2].

Après la guérison : le portage à vie et les récidives

C’est le point que la plupart des propriétaires découvrent trop tard.

La quasi-totalité des chats ayant fait une primo-infection à herpèsvirus en restent porteurs à vie. Le virus cesse de se multiplier et se réfugie dans les neurones du ganglion trijumeau, où aucun test ne peut le détecter [1]. Il n’existe aucun moyen d’éliminer ce portage, et aucun vaccin ne l’empêche.

Portage à vie de l'herpèsvirus du chat : latence dans le ganglion trijumeau et réactivation
Après la primo-infection, le virus se réfugie dans le ganglion trijumeau, où aucun test ne le détecte.

Périodiquement, le virus se réactive. La hiérarchie des déclencheurs a été mesurée : la corticothérapie arrive largement en tête, devant la lactation, puis le changement d’environnement [1]. La réactivation est souvent silencieuse, le chat excrétant du virus sans aucun signe. Quand elle s’accompagne de signes, on parle de récidive.

Conduite à tenir à chaque récidive. Reconstituez les sept à dix jours précédents et cherchez l’événement : déménagement, travaux, arrivée d’un animal ou d’une personne, pension, hospitalisation, traitement anti-inflammatoire. Notez-le. Sur plusieurs épisodes, un motif se dégage, et c’est lui qui se traite [6]. Signalez systématiquement l’antécédent de coryza avant toute prescription de corticoïdes, quelle qu’en soit l’indication.

Pour le calicivirus, le portage est différent : environ la moitié des chats persistants cessent d’excréter en une dizaine de semaines, mais une minorité reste porteuse à vie [5].

Quand les éternuements ne s’arrêtent plus

Pendant la phase aiguë, l’inflammation peut détruire les cornets nasaux, ces fines structures osseuses qui filtrent et réchauffent l’air. Cette destruction est irréversible et prédispose à une rhinite chronique, avec éternuements et écoulement persistants et surinfections répétées [1].

Reconsultez si les signes persistent au-delà d’un mois après l’épisode, si l’écoulement devient unilatéral, s’il contient du sang, ou si la face se déforme. Ces trois derniers signes ne sont pas ceux d’une rhinite post-virale banale et imposent une exploration. Sur une rhinite chronique inflammatoire confirmée, l’objectif annoncé est le contrôle des poussées, pas la guérison.

Et la L-lysine ? Cet acide aminé est largement proposé pour espacer les récidives. La synthèse des études disponibles conclut à une absence de preuve d’efficacité, en prévention comme en traitement [1]. Une réserve supplémentaire existe chez le chaton en croissance, où un excès de lysine pourrait interférer avec le métabolisme de l’arginine.

Le coryza dans un foyer à plusieurs chats

Le risque n’augmente pas progressivement avec le nombre de chats : il fait un saut. La prévalence du calicivirus est de 2,5 % chez les chats sains vivant à moins de quatre, et de 32 % à partir de quatre [2]. Un chat vivant à deux ou trois a environ 1,7 fois plus de risque d’excréter du virus qu’un chat seul, et 2,8 fois plus dans un foyer de quatre à dix chats [5].

Coryza chat contagieux : prévalence du calicivirus selon le nombre de chats dans le foyer
Le risque ne monte pas progressivement avec le nombre de chats : il fait un saut à partir de quatre.

Combien de temps isoler. Après un épisode à herpèsvirus, l’excrétion dure une à trois semaines, puis devient intermittente à vie [1]. Après un épisode à calicivirus, elle se poursuit au moins trente jours après la guérison apparente [2]. Un chat qui a l’air guéri reste donc contagieux plusieurs semaines.

Les deux virus ne se nettoient pas de la même façon. L’herpèsvirus est fragile et cède à la plupart des désinfectants et détergents courants. Le calicivirus survit plusieurs semaines sur les surfaces sèches à température ambiante, et davantage en ambiance humide ou froide ; il résiste à de nombreux produits ménagers, notamment aux ammoniums quaternaires [2]. Demandez à votre vétérinaire quel désinfectant fonctionne, est compatible avec vos surfaces et sans danger pour vos chats.

Trois règles qui changent la circulation du virus.

  • L’ordre de nettoyage. Occupez-vous du chat malade en dernier, et changez de vêtements ensuite. Les mains et les vêtements sont des vecteurs documentés.
  • La quarantaine. Trois semaines d’isolement (surtout dans un contexte d’élevage ou de refuge) pour tout nouveau chat avant introduction, avec la possibilité d’un prélèvement de dépistage préalable [2].
  • La taille des groupes. En cas de problème récurrent, des groupes stables de trois chats au maximum limitent la circulation [2].

Avant une pension ou un séjour à risque, un rappel de la valence coryza une à deux semaines avant le départ est recommandé chez les chats exposés [4]. C’est l’une des rares mesures préventives réellement anticipables. Les valences concernées sont détaillées dans la vaccination du chat.

Questions fréquentes

Mon chat éternue et a les yeux qui coulent : je surveille ou je consulte aujourd’hui ?

Regardez trois choses, pas les écoulements. S’il mange, se déplace normalement et respire sans effort, surveillez 24-48 heures. S’il ne mange plus, s’il reste prostré, s’il respire la gueule ouverte ou s’il garde un œil fermé, consultez le jour même. Chez un chaton non sevré, consultez sans délai dans tous les cas.

Combien de temps mon chat reste-t-il contagieux pour les autres chats du foyer ?

Plus longtemps qu’il n’a l’air malade. Après un épisode à herpèsvirus, l’excrétion dure une à trois semaines, puis reprend par intermittence toute la vie lors des périodes de stress. Après un épisode à calicivirus, elle se poursuit au moins trente jours après la disparition des signes. Maintenez les gamelles et le bac séparés bien après la guérison apparente.

Mon chat est vacciné, pourquoi a-t-il quand même déclaré un coryza ?

Parce que ces vaccins ne sont pas conçus pour empêcher l’infection. Les valences herpèsvirus et calicivirus provoquent une réponse immunitaire mais ne protègent efficacement ni contre l’infection, ni contre l’installation du portage [4]. Ce qu’elles réduisent, c’est la gravité de la maladie et la quantité de virus excrétée. Un chat vacciné qui déclenche a donc en général une forme plus légère : ce n’est pas un échec vaccinal, c’est le fonctionnement attendu du vaccin.

Le coryza guérit-il tout seul, et combien de temps dure un épisode ?

La phase aiguë se résout habituellement en dix à quatorze jours chez un chat adulte immunocompétent [1]. Les signes oculaires peuvent persister plus longtemps. Mais « guérir seul » suppose que le chat continue de manger et de boire : c’est précisément ce qui échoue chez les cas graves, et c’est ce que la prise en charge vétérinaire corrige. Néanmoins, devant un chat malade, il est nécessaire de traiter : au moins pour son confort.

Mon chat a guéri mais ça revient dès qu’il est stressé : est-ce normal, que faire ?

C’est le fonctionnement normal de l’herpèsvirus félin, dont votre chat est porteur à vie. La conduite utile n’est pas de traiter chaque poussée à l’identique, mais d’identifier le déclencheur des sept à dix jours précédents et de le réduire quand c’est possible. Signalez toujours cet antécédent avant toute prescription de corticoïdes : c’est le déclencheur de réactivation le mieux documenté.

Faut-il donner de la L-lysine à un chat sujet aux récidives ?

Les données disponibles ne montrent pas d’efficacité, ni en prévention ni en traitement [1]. Chez le chaton en croissance, une réserve supplémentaire existe sur l’interférence possible avec le métabolisme de l’arginine. L’énergie est mieux investie dans la réduction des facteurs de stress et la gestion de l’environnement.

Consulter un vétérinaire

Cet article ne remplace pas un examen clinique. Un chat qui ne s’alimente plus, qui respire difficilement ou qui présente une atteinte oculaire douloureuse doit être vu sans délai. Pour trouver un praticien, consultez l’annuaire de l’Ordre national des vétérinaires : veterinaire.fr/annuaires.

Références complètes

  1. Boucraut-Baralon C., Thiry E. et le comité ABCD GUIDELINE for Feline Herpesvirus infection. European Advisory Board on Cat Diseases, mise à jour mai 2026. abcdcatsvets.org
  2. Hofmann-Lehmann R. et le comité ABCD GUIDELINE for Feline calicivirus infection. European Advisory Board on Cat Diseases, mise à jour mars 2025. abcdcatsvets.org
  3. International Cat Care (ISFM) Cat flu, upper respiratory infection. Mise à jour septembre 2025. icatcare.org
  4. Squires R.A., Crawford C., Marcondes M., Whitley N. 2024 Guidelines for the Vaccination of Dogs and Cats. Vaccination Guidelines Group, WSAVA / Journal of Small Animal Practice, 2024. wsava.org
  5. Di Profio F., Carnevale M., Marsilio F. et al. Feline Calicivirus Infection: Current Understanding and Implications for Control Strategies. Animals, 2025. mdpi.com
  6. Foley P., Stull J.W. Feline Herpesvirus-1: Diagnosis, Treatment, and Prevention. Clinician’s Brief, mars 2026. cliniciansbrief.com